Préservation du Patrimoine : le pont Pierre de Libourne

Pont de Pierre de Libourne OSMOS

Réhabilitation de la culée droite du Pont de Pierre de Libourne : comment les équipes d’OSMOS Group sont parvenues à installer un dispositif de suivi particulièrement complet tout en respectant les exigences architecturales de l’ouvrage

Le Pont de Pierre de Libourne a été construit en 1820 dans le but d’établir une connexion routière entre Bordeaux et Saint Emilion pour le transport du vin. La structure fait partie du patrimoine de la Gironde et est à l’image de sa région. Les briques rouges dont il est constitué sont fabriquées en Nouvelle-Aquitaine et témoignent d’un savoir-faire typiquement girondin.

Partiellement détruit pendant la Seconde Guerre Mondiale, la partie endommagée du pont a été reconstruite et consolidée avec du béton. Depuis, l’ouvrage ne cesse d’être particulièrement sollicité par divers éléments dynamiques tels que les marées, les troncs d’arbres charriés par la Dordogne lors de fortes pluies ou encore la circulation. Au fil du temps est apparue une fissure allant de part et d’autre de la culée droite du pont et passant par l’intrados de la voûte (face intérieure), celle-ci est due à un affaissement ancien de cette partie de la structure.

Le problème consistait à trouver les causes de ce tassement et, le cas échéant, de les supprimer avant de réhabiliter la voûte sèche et les parements de la culée, d'autant qu'un doute subsistait sur la nature et la constitution des fondations de cette culée. L'expertise menée par ARTELIA et JP LEVILLAIN, basée sur l'analyse des archives et des sondages a montré que la fracture était apparue postérieurement à la reconstruction des arches après la guerre, et qu'elle était vraisemblablement due au remplissage intempestif des élégissements par du béton à cette occasion. En l'absence de nouvelles contraintes, le tassement devrait se stabiliser.

Il a donc été décidé de réparer la fracture avec les matériaux d'origine, les briques de Gironde sur Dropt. Lors de la remise en état du pont, effectuée dans les règles de l’art, OSMOS Group a ainsi pu collaborer avec les équipes chargées des travaux. Il a également été décidé d’intégrer un dispositif de suivi à l’intérieur même de l’ouvrage, au niveau de la partie à réhabiliter, afin de suivre différents paramètres et de confirmer les hypothèses retenues à l’expertise.

Le dispositif de suivi proposé par OSMOS est donc constitué de Cordes Optiques avec sondes de températures intégrées. A l’aide d’encoches prévues à cet effet, les Cordes ont été directement placées dans un coulis de chaux lui-même situé derrière le parement en briques afin de respecter l’esthétisme du bâtiment patrimonial. Le Pont de Pierre de Libourne étant situé au sein d’un périmètre de protection de monuments historiques, ce dernier doit répondre à certains critères architecturaux. Ainsi, OSMOS a su adapter son dispositif de suivi afin de respecter les exigences imposées par une telle structure.

Ont également été installées une sonde de niveau d’eau et une sonde de mesure de la nappe phréatique ainsi qu’un capteur de nivellement afin de compléter le suivi de l’ouvrage. Tous les capteurs ont ensuite été reliés à une station d’acquisition OASYS facilitant le stockage et la transmission de données grâce à une connexion 3G.

L’ancienneté de la structure et les sollicitations dynamiques régulières auxquelles elle est exposée sont sources de déformations durables à examiner. Le Pont de Pierre de Libourne doit donc nécessairement faire l’objet d’un suivi structurel complet, ce qui le rend particulièrement intéressant à observer pour OSMOS. Parallèlement à cela, la collaboration avec les équipes locales chargées de sa rénovation a permis d’intégrer directement sous maçonnerie les Cordes Optiques nécessaires au suivi de la structure. Ainsi, le projet s’inscrit dans une démarche de préservation du patrimoine.

L’objectif de l’intervention d’OSMOS Group sur le Pont de Pierre de Libourne est avant tout un apport d’informations uniques et précises au gestionnaire du pont afin qu’il dispose d’une meilleure connaissance de la structure. Dans un but préventif, le suivi continu permet également de garantir la stabilité de l’ouvrage sur le long terme suite aux travaux réalisés.