A Béziers, l’îlot Ricciotti fait place nette

Mardi, 4 Octobre, 2016 - 00:00

Lundi 18 Avril, les premiers coups de pelle mécanique ont retenti dans le quartier de Saint-Aphrodise à Béziers. Plus de 10 ans après les premières observations de mouvements des sept immeubles qui constituent l’îlot Ricciotti, la démolition est lancée sous la surveillance d’OSMOS. 

Un chantier sensible...
 
La démolition de l’îlot Ricciotti, construit sur des remblais dans lesquels s’est formé un cloaque, aura mobilisé l’Etat, le Conseil départemental, l’Agglomération et la ville de Béziers pour un budget de 535 000€. 
En plus des opérations de déconstruction, de désamiantage ou encore de déblaiement, la proximité d’autres immeubles d’habitation a nécessité la mise en place de dispositifs pour sécuriser le chantier de déconstruction ainsi que les habitations riveraines alentours. 
 
...Pour lequel chaque risque est anticipé
 
Des tapis de protection en caoutchouc, maintenus par une grue de soutien, ont été installés afin d’éviter tous dégâts en cas d’écroulement des bâtiments à démolir. Pour suivre les déformations éventuelles des bâtiments mitoyens à conserver, OSMOS a installé des Cordes Optiques reliées à deux Stations Expertes d’Acquisition (OASYS). 
Installées en partie basse des bâtiments, là où les variations de déformations sont les plus importantes du fait de la proximité de l’interface sol/structure et de la propagation des efforts amenés par les travaux, les Cordes Optiques fournissent des données consultables en temps réel et à distance. 
Ces données, permettront aux ingénieurs OSMOS de fournir au maître d’ouvrage des rapports de suivi à toutes les phases du chantier. En échangeant à chaque étape du projet avec le client, OSMOS peut confirmer que chaque intervention ne présente pas de danger pour les structures alentour et peu prévenir immédiatement en cas de comportement anormal. 
 
Instrumentation réduite sécurité maximale
 
A raison de 2 à 4 Cordes Optiques par immeuble, 12 capteurs suffisent à surveiller l’état structurel de 5 immeubles, hauts de 3 ou 4 étages chacun. 
La première phase de suivi réalisée un mois avant le démarrage des travaux a permis d’établir le comportement réputé normal des immeubles. Toute divergence par rapport à ce comportement défini serait ainsi repérée grâce au respect d’un certain nombre de critères quantitatifs (amplitudes des déformations) et qualitatifs (réversibilité des déformations). Les premiers mois de suivi ont permis de rassurer le maître d’ouvrage. 
De manière générale, les déformations observées sont corrélées aux variations thermiques journalières et restent dans une amplitude régulière. Les prochaines périodes d’observation pourront être reliées au phasage des travaux en cours et le maître d’ouvrage souhaite prolonger le suivi quelques mois après la fin des travaux afin de valider la stabilité des ouvrages.