Centre de Valorisation Energétique : un ouvrage stratégique à préserver

Vendredi, 11 Mars, 2016 - 00:00

Mis en service en 2000, le Centre de Valorisation Energétique suivi par OSMOS permet d’incinérer avec récupération d’énergie 350 000 tonnes d’ordures ménagères non recyclables et d’encombrants broyés par an. Un bâtiment aux dimensions importantes, soumis à de très nombreuses vibrations du fait de la présence de plusieurs machines et présentant des dommages visuels.

Un centre qui produit 7,7 millions d’euros d’électricité

Avec une largeur de 170 mètres et une hauteur de 16 mètres, le Centre de Valorisation Energétique suivi par OSMOS, abrite les dispositifs d’incinération (Quais de déchargement, fosses, fours et chaudières, tour de lavage, cheminée, etc.). La toiture, faite de poutres en bois lamellé-collé, est en partie supportée par une structure haubanée (Au-dessus des équipements) et par 4 poteaux. C’est suite à l’apparition de dommages visuels sur les poutres en bois lamellé-collé, que le client a fait appel à OSMOS pour suivre plusieurs parties de l’ouvrage et ainsi anticiper l’évolution des dommages. 

La méthode observationelle, au coeur du comportement de l’ouvrage
 
Les capteurs OSMOS ont été répartis en trois zones différentes avec chacune une station experte d’acquisition pour un suivi continu. Pour suivre l’évolution des déformations visibles sur les poutres lamellées-collées, les ingénieurs OSMOS ont équipé de Cordes Optiques les poutres principales et les pannes de cinq sections du bâtiment. Dans la deuxième zone, une dalle en béton a été instrumentée. Le comportement réputé normal de la structure, a été établi pendant une période d’observation pluri-mensuelle. Par la suite toute divergence par rapport à ce comportement défini serait détecté grâce au respect d’un certain nombre de critères quantitatifs (amplitude des déformations) et qualitatifs (réversibilité des déformations). Enfin, dans la troisième zone, un suivi de poutres en béton a été effectué, suite à l’apparition de fissures sur une poutre, dues soit à un défaut de ferraillage, soit à un tassement différentiel. 
 
Détecter les zones à surveiller et lever les doutes
 
En mesurant les variations de contraintes (Paramètre le plus précoce et le plus exploitable pour évaluer l’état de santé structurel des bâtiments) à l’endroit où leurs variations sont supposées être maximales en cas de changement de comportement structurel, les Cordes Optiques ont montré que le comportement général des zones instrumentées évolue de façon saine. Les quelques anomalies observés, de criticité faible, ont permis d’identifier les zone nécessitant une surveillance accrue.